CHRISTOPHE MAE VA REVENIR A PLEIN TUBE

CHRISTOPHE MAE VA REVENIR A PLEIN TUBE
Il a déjà un titre en tête, « On trace la route ». Comme une déclaration d'intention. Christophe Maé poursuit son chemin, tout simplement. Pas de révolution dans l'air comme le montre « Dingue, dingue, dingue », son nouveau single à découvrir dès demain sur les radios avant l'album attendu le 22 mars.

Le bonhomme reste à l'image de sa musique : convivial, chaleureux. Teint bronzé, sourire radieux et barbe de trois jours, il reçoit au fond d'un studio de Suresnes. « Je suis content de faire écouter les nouvelles chansons, car je suis dedans depuis des semaines », lance-t-il après avoir fini une voix sur l'un de ses derniers titres.
A 34 ans, le chanteur est à mi-parcours de son deuxième CD qui s'annonce déjà comme l'un des événements musicaux de 2010. Le premier, « Mon paradis », a tourné au phénomène : plus d'un million et demi d'exemplaires vendus, des tubes matraqués sur les radios, de « On s'attache » à « Ça fait mal », un million de spectateurs en tournée, sans parler des débuts triomphaux dans le « Roi Soleil » en frère de Louis XIV. De quoi perdre pied. « Cela m'est arrivé parfois sur la tournée, confirme l'intéressé. C'était plein tous les soirs, j'étais chouchouté. J'avais tout ce que je voulais. Cela m'est arrivé de passer un coup de fil pour avoir une tisane alors que j'aurais pu aller m'en acheter. C'est en rentrant chez moi que je mesurais les choses. Je disais à ma nana : bon, on mange quoi ? Il y avait un vrai décalage. » Car la nouvelle star de la chanson est aussi papa d'un petit Jules depuis un an et demi et compagnon de Nadège, sa fiancée depuis des années. Il s'excuse presque de ne pas « changer de vie ou acheter des trucs dingues ».

Ses potes musiciens, qui l'accompagnent depuis ses premiers concerts dans des bars, sont là aussi pour lui rappeler d'où il vient. « Ils ne se gênent pas pour me dire les choses quand ça ne va pas. » La tournée en première partie de Johnny l'été dernier en plein air l'a aussi fait redescendre de son nuage. « Je me suis retrouvé face à un public sans réaction qui se foutait un peu de ma présence. Il a fallu que je donne encore plus pour convaincre. » Maé ne s'arrête jamais : « Je peux rester inactif pendant quatre ou cinq jours mais, très vite, je gamberge. On peut croire que je reviens trop vite, mais dans la rue on me commence à me dire : Ben alors ? T'es où, Tu fais quoi ?
» Alors il a composé, écrit beaucoup, jeté parfois, pour ce nouvel album gorgé de tubes que nous avons pu écouter en avant-première (lire ci-dessous). Des morceaux coécrits parfois avec des artistes inattendus. Diam's lui a donné un coup de main sur deux textes, « Je me lâche » et « J'ai vu », excellent clin d'oeil à la sagesse africaine qui fascine les deux artistes. « On s'est rencontrés il y a trois ans. On avait même chanté ensemble lors de mon concert à Bercy. Je l'ai appelée et on a fait deux chansons. » Autre surprise, la présence de Boris Bergman, parolier historique d'Alain Bashung, sur « Vertige de l'amour » et « Gaby ». « C'est vrai qu'on ne l'attend pas sur mon disque, mais on avait collaboré ensemble il y a dix ans sur mon premier album, qui n'est jamais sorti. On avait fait une chanson qui s'appelait Donald dans les docks. J'ai gardé le texte et j'ai refait une nouvelle musique. » Un pont entre les années de galère de Maé et le triomphe d'aujourd'hui. Entre les deux, le garçon n'a pas beaucoup changé. « On trace la route », annonce son nouvel album. Un « on », commun avec son public intergénérationnel, pas prêt de le lâcher en si bon chemin.

Christophe Maé sera en concert les 15 et 16 juin au Zénith de Paris. Et en tournée à partir du 1er juin.

Le Parisien Novembre 2009

# Posté le mercredi 02 décembre 2009 12:54

RENAUD : J'AI VECU DANS L 'ENNUI

RENAUD : J'AI VECU DANS L 'ENNUI
On vient prendre des nouvelles. Comme lors de retrouvailles avec un vieux copain. Deux ans que Renaud n'avait pas donné signe de vie depuis le triomphe de son dernier album, « Rouge sang ». L'artiste, âgé de 57 ans, s'est fait oublier pour enregistrer « Molly Malone », album de ballades irlandaises adaptées en français qui sort lundi.

Il reçoit toujours à la Closerie des Lilas, fume encore beaucoup et s'offre même une goutte d'alcool de temps à autre. « C'est mon Ricard de la semaine », lançait-il hier midi devant son verre.

Où étiez-vous pendant deux ans ?

Renaud. En banlieue. J'ai quitté Paris pour une maison à Meudon. C'est un petit pavillon tranquille, un peu trop pour moi. J'ai voulu m'occuper de mon fils Malone qui a 3 ans. J'ai vécu dans l'ennui et dans la vie familiale.

Vous vous ennuyez vraiment ?

Je tourne un peu en rond. Je suis en manque d'inspiration. Ce n'est pas évident après une quinzaine d'albums de savoir ce que l'on veut encore raconter. A chaque disque, je m'interroge et d'habitude ça revient. Là, c'est plus compliqué.

Vous avez pris soin de vous ?

Je suis hypocondriaque, alors je fais toujours des check-up. Et ça va. Je ne bois plus qu'occasionnellement mais je fume toujours comme un pompier, même si je suis passé de trois à un paquet par jour.

Cela s'entend parfois sur le nouvel album...

Oui, mes cordes vocales sont abîmées. Je pensais avoir des polypes mais c'est la nicotine qui me casse la voix. J'espère finir mon contrat chez Emi à qui je dois encore deux disques. Et avec le prochain inédit, je voudrais faire une tournée.

L'album « Molly Malone », un clin d'oeil à votre fils ?

Oui, c'est son prénom mais c'est aussi l'hymne de Dublin. C'est un petit rebelle Malone, infiniment moins amoureux de son papa qu'une petite fille. Ma fille, Lolita, s'est mariée cet été. Cela fait bizarre de la voir convoler en justes noces avec un chanteur, Renan Luce, que j'aime beaucoup par ailleurs.

Votre disque arrive en pleine polémique France - Irlande. Vous avez suivi le ma tch ?

Oui. Mon coeur battait pour l'Irlande, battue par une injustice. Mais un arbitre n'est pas infaillible. C'est juste ridicule que l'on n'accepte pas la vidéo. Je n'en veux pas à Henry et je ne pense pas qu'il faille rejouer. Sinon cela arriverait chaque semaine.

Pourquoi aimez-vous tant l'Irlande ?

C'est son histoire qui me plaît, sa fraternité, son côté insoumis.

Cela vous ressemble ?

Oui, en quelque sorte je suis un insoumis. En tout cas, je suis toujours en colère face au monde qui va à vau-l'eau. Mais je gueule plus facilement ma révolte dans mon fauteuil que dans les médias.

Qu'est-ce qui vous énerve ?

Le milliard d'individus qui n'a pas accès à l'eau potable, les 8 millions de Français en dessous du seuil de pauvreté. Et les politiques... les divisions à gauche, la droite et son débat sur l'identité nationale pour draguer les électeurs du FN.

Vous avez toujours une dent contre Sarkozy ?

Pas qu'une dent. Toute la mâchoire. Sa seule réussite, c'est d'avoir épousé Carla Bruni.

Pourquoi n'étiez-vous pas à la libération d'Ingrid Betancourt que vous souteniez ?

A cause du brouhaha médiatique, à l'aéroport, à l'Elysée, avec tous ces people qui voulaient être sur la photo... Carla Bruni m'avait envoyé un texto me disant : « On t'organise une voiture pour accueillir Ingrid à Villacoublay. » Alors que j'étais à 700 km de Paris. J'ai vu Ingrid quelques semaines plus tard, dans un resto à Meudon, avec mon épouse Romane. C'est une femme formidable.

* Renaud : « Molly Malone », Emi, 16,99 ¤. Sortie lundi.

Le Parisien Novembre 2009



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 24 novembre 2009 15:54

EDDY MITCHELL : "CE NE SONT PAS DE FAUX ADIEUX"

EDDY MITCHELL : "CE NE SONT PAS DE FAUX ADIEUX"
Ce sera sa dernière tournée*. Eddy Mitchell a pris sa décision. A 67 ans, alors que son dernier disque sort le 23 novembre, l'artiste ne veut plus enchaîner les concerts. Explications d'un Schmoll au discours décapant, plus en forme que jamais.

Pourquoi arrêter la scène ?

Eddy Mitchell. Parce que j'aurai bientôt 70 ans, que ce n'est pas joli.

Cela ne me fait pas plaisir malgré les places assises dans le métro et la retraite... Surtout que j'ai toujours été relativement dynamique.

Vous vous sentez moins en forme ?

Non, pas spécialement. Je viens même de faire un gros check-up pour les assureurs de ma tournée : vous savez le syndrome Michael Jackson... Et je n'ai aucun problème de santé. Toutes les analyses sont bonnes. Mes polypes vont bien !

Vous faites allusion à Johnny. L'annonce de sa dernière tournée vous aurait donné des idées ?

Non, je ne suis pas imitateur. Je laisse cela à Laurent Gerra. Johnny, ce n'est pas pareil : il a quand même eu des ennuis de santé. Moi, cela fait trois ans que je songe à arrêter, depuis la dernière tournée où je me suis moins amusé.

C'est-à-dire ?

Le rythme hôtel, bagnole, avion, cela fait presque cinquante ans que je fais cela... Le problème, c'est qu'aujourd'hui, pour des raisons de sécurité routière, on ne peut plus aller vite. Avant on partait de nuit à 200 à l'heure. Aujourd'hui, limité à 110, on s'endort... Ce n'est pas pour moi.

Vous faites attention à vous quand même ?

Un jour sur deux. Je bois moins qu'avant mais je fume toujours, bien sûr. C'est trop tard pour arrêter. J'ai juste arrêté entre 13 et 14 ans. Mais j'ai une tension de jeune homme. Donc, c'est plus de la lassitude... Oui, et puis il y a le fait d'avoir loupé des propositions à cause des tournées concerts ou de la pièce de théâtre « le Temps des cerises » que j'ai jouée un peu partout avec la petite Cécile de France. J'ai par exemple dû refuser un rôle de méchant dans le film « Lucky Luke » au côté de Jean Dujardin parce qu'à ce moment-là, je jouais à Limoges... Dire que j'aurais pu être en tournage en Argentine.

Vous voulez vous consacrer au cinéma ?

Oui, même s'il y a un problème d'âge. Je ne vois pas vraiment beaucoup de premiers rôles pour des hommes de 70 ans. On est plutôt dans le registre « Bambi », avec des jeunes qui veulent prendre notre place. C'est normal.

Et la télévision ?

Je veux justement davantage m'impliquer dans la société de production JM que je partage avec Gérard Jourd'hui. On a produit la collection Maupassant pour France 2. Je veux donc continuer à faire de la fiction en tant que producteur ou acteur. Mais rassurez-vous : je ne prévois pas de nouvelle « Star Academy ». A moins de transformer cela en combat de gladiateurs ou d'offrir le supplice du pendu aux gamins qui chantent faux.

Votre décision est irrévocable ?

Oui. Ce ne sont pas de faux adieux même si j'ai peur que cela me manque. Cette dernière tournée sera forcément émouvante.

Et la vraie fin, vous y pensez ?

Mais dites, cher monsieur, vous voulez m'enterrer ? Non. Je pense surtout à la phrase de Jules Renard qui, au moment de partir, a demandé à ses proches de venir et a dit : « Je vais faire semblant de mourir. » Et puis, je suis tellement mort au cinéma...

*La dernière tournée d'Eddy Mitchell commencera le 19 octobre 2010, par cinq soirs à l'Olympia (les réservations sont ouvertes). Elle coïncidera avec la sortie d'un nouveau disque de morceaux inédits.

Le Parisien Novembre 2009


# Posté le mercredi 11 novembre 2009 12:02

MICHAEL JACKSON'S THIS IS IT A L'AFFICHE JUSQU'AU 1ER DECEMBRE

MICHAEL JACKSON'S THIS  IS IT A  L'AFFICHE JUSQU'AU 1ER DECEMBRE


C'est désormais officiel. «Michael Jackson's This is it» le film-testament sur la star américaine réalisé par Kenny Ortega, vu déjà par plus de 700 000 spectateurs depuis sa sortie mercredi dernier, et qui ne devait être à l'affiche que jusqu'au 10 novembre, va rester dans les salles obscures jusqu'au 1er décembre.

Le Parisien Novembre 2009.

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 12:45

LE PETIT NICOLAS A REUSSI SON COUP

LE PETIT NICOLAS A REUSSI SON COUP
En bon premier de la classe, « le Petit Nicolas » atteint ce week-end les 4 millions de spectateurs en France. Sorti le 30 septembre, le film du réalisateur Laurent Tirard, adapté de la bande dessinée de Jean-Jacques Sempé et René Goscinny, a même vu sa fréquentation augmenter de 11 % au cours de sa quatrième semaine d'exploitation.

Evidemment, les vacances scolaires ne sont pas pour rien dans cette hausse. Avec plus de 100 000 entrées par jour dans l'Hexagone, « le Petit Nicolas » vient de rafler la première place du box-office des films français de l'année 2009.
Le bambin et sa bande de copains dépassent « LOL », la comédie de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau, qui avait attiré 3,7 millions de spectateurs, et « Coco » de et avec Gad Elmaleh (3 millions). « Le Petit Nicolas » peut espérer franchir à terme la barre des 5 millions de spectateurs. Voire plus, car le film est toujours à l'affiche de 630 salles et semble bien installé en province, selon son distributeur, Wild Bunch. Et ce, malgré la concurrence de « Lucky Luke » avec Jean Dujardin, qui a dépassé le million d'entrées en neuf jours. L'année n'est pas finie, mais le héros en culotte courte pourrait terminer 2009 sur la troisième marche du podium, juste derrière les poids lourds américains « Harry Potter 6 » et « l'Age de glace 3 ».
Le pari est donc réussi pour Olivier Delbosc et Marc Missonnier, les jeunes producteurs de la société Fidélité, qui se sont lancés dans l'aventure il y a deux ans, après avoir convaincu Anne Goscinny, la fille de René, de cofinancer « le Petit Nicolas » par l'intermédiaire de sa maison d'édition Imav. Budget : 22,7 millions d'euros. Pour l'amortir, il fallait qu'il enregistre au moins 3 millions d'entrées. Une bonne affaire, donc, d'autant que le film se vend bien à l'étranger. En particulier en Allemagne et en Italie.


Pourtant, au matin du 30 septembre, les deux producteurs, en découvrant les critiques peu enthousiastes dans l'ensemble, se demandaient sérieusement quel serait l'accueil du public. Mais les spectateurs venus en famille ont visiblement adoré le côté nostalgique du « Petit Nicolas » et sa France ripolinée des années 1950. Le casting les enfants, mais aussi Kad Merad, Valérie Lemercier, Sandrine Kiberlain, François-Xavier Demaison a visé juste. La popularité des bandes dessinées (9 millions d'exemplaires du « Petit Nicolas » ont été vendus), le bouche-à-oreille excellent, le taux de satisfaction élevé... : tout contribue au succès du film de Laurent Tirard, qui mérite sans conteste une très bonne note.

Le Parisien Novembre 2009

# Posté le lundi 02 novembre 2009 15:16